Pulsatilla vulgaris
Le mur de tuf offre un exemple unique d’écosystème rocheux sec et ensoleillé, révélant la remarquable diversité des plantes xérothermophiles et leur capacité d’adaptation à des conditions extrêmes.
Le mur de tuf, une roche poreuse et friable d’origine volcanique, créé un environnement sec, ensoleillé et préservé des grands froids hivernaux, favorable au développement de plantes xérothermophiles.
Ces plantes sont adaptées à des milieux secs (xéro-) et chauds/ensoleillés (-thermophiles). Capables de pousser sur la roche, elles illustrent l’adaptation des végétaux aux microclimats secs et chauds.
Plus de 200 espèces
Thymus satureioides
Le mur de tuf rassemble près de 200 espèces originaires du Valais, de l’Himalaya, de l’Atlas marocain, d’Afrique du Nord et du pourtour méditerranéen, issues d’échanges de graines avec d’autres jardins botaniques ou de récoltes de terrain.
Un système de micro-irrigation installé au sommet du mur permet d’assurer un arrosage optimal respectant les besoins spécifiques de ces plantes.
«Grâce à leur capacité à supporter la sécheresse, les vents et à puiser les nutriments en profondeur, les plantes de ce mur nous révèlent toute la force et la résilience du vivant.»
Léonie Henry, Jardinière responsable du mur de tuf
Moltkia petraea
Des floraisons tout au long de la belle saison
Bien que la période la plus propice pour admirer cette paroi végétale se situe entre mai et juin, on peut y observer des floraisons tout au long de la belle saison, du début du printemps jusqu’à la fin de l’automne.
Le saviez-vous ?
- Certaines plantes xérothermophiles poussent naturellement dans des conditions qui mettraient en difficulté la plupart des autres espèces: parois calcaires brûlées de soleil, dalles rocheuses presque sans sol ou pentes exposées aux vents secs. Leurs feuilles épaisses, leurs racines profondes ou leur capacité à limiter l’évaporation leur permettent de survivre là où l’eau est rare et la chaleur intense.
- Parce qu’elles tolèrent mieux la sécheresse et les fortes températures, les plantes xérothermophiles intéressent particulièrement les scientifiques qui étudient l’adaptation des végétaux au réchauffement climatique. Notre mur de tuf constitue ainsi un véritable laboratoire à ciel ouvert pour comprendre comment certaines espèces pourraient s’acclimater aux conditions futures.
- Antirrhinum majus, ou gueule de loup, qui pousse sur notre mur de tuf, est spécialement adapté à la pollinisation par les bourdons. La forme de sa corolle nécessite un poids suffisant pour accéder au nectar, garantissant ainsi une pollinisation efficace.