Alocasia sanderiana
Découvrez une serre dédiée à l’extraordinaire diversité des Broméliacées, des plantes souvent perchées dans la canopée mais observables, ici, de très près.
Au cœur d’un climat tropical soigneusement recréé, pousse l’une des familles les plus singulières du règne végétal. Comptant près de 2’000 espèces majoritairement originaires d’Amérique tropicale et subtropicale, les Broméliacées (Bromeliaceae) ont développé une incroyable diversité de formes, de couleurs et de stratégies pour capter l’eau et la lumière loin du sol.
Notre serre en abrite plus de 250 espèces, dont certaines sont cultivées à Genève depuis le début du XXe siècle.
Parmi elles, des épiphytes qui, dans la nature, vivent suspendues aux branches de la canopée. Ici, nul besoin de lever les yeux, vous pourrez les observer de près !
«Dans cette serre, chaque broméliacée raconte une histoire de survie et d’ingéniosité. Ce sont des plantes qui vivent de presque rien: un peu d’air, un peu d’eau, beaucoup de lumière. Mon travail consiste à recréer ces équilibres fragiles afin de les cultiver dans notre serre.»
Alexandre Chappuis, Jardinier responsable de la serre des Broméliacées
Garantir l’accès à l’eau
Canistrum fragrans
Étant majoritairement épiphytes, les Broméliacées ont développé deux manières d’accéder à l’eau loin et hors du sol.
Elles capturent ainsi l’eau soit
- Par des feuilles disposées en rosette, formant de véritables réservoirs pouvant contenir jusqu’à 10 litres
- Par des milliers de petits poils, les trichomes, qui recouvrent la plante et capturent l’humidité de l’air ambiant.
Le saviez-vous ?
- L’ananas (Ananas comosus), le représentant le plus connu de cette famille, pousse au sol et est cultivé pour son fruit, qui demande entre quatorze à vingt mois de culture avant de pouvoir être récolté.
- Certaines broméliacées sont de véritables micro-écosystèmes : une seule rosette de Bromelia pinguin ou de Vriesea splendens peut accueillir une petite faune variée. Dans les réservoirs formés par leurs feuilles, on trouve insectes, microcrustacés, têtards et même de minuscules grenouilles arboricoles qui y utilisent l’eau comme site de reproduction. Ces « jardins suspendus » jouent un rôle écologique essentiel dans les forêts tropicales.