Six récits et 12 objets pour interroger notre rapport à la mort
Au cœur de l’exposition, six récits audios prennent la forme de podcasts issus de discussions réunissant plusieurs générations dans différentes régions de Suisse romande. Ces échanges abordent de nombreuses dimensions liées à la fin de vie et à la mémoire : rites funéraires, pratiques culturelles, sépultures, transmission, deuil et souvenir.
Ces récits sont accompagnés de douze photographies réalisées par Virginie Rebetez. À travers des objets chargés de mémoire et d’attachement, l’artiste met en lumière les liens qui persistent avec les personnes disparues. Chaque image est associée à une question invitant à prolonger la réflexion, en dialogue avec un épisode du podcast ou un article scientifique consacré à la mort.
La biodiversité et la préservation du vivant au cœur de ces interrogations
Présentée au Jardin Botanique de Genève, l’exposition ouvre également une réflexion sur notre relation au vivant et à sa disparition. Les enjeux liés à la biodiversité, aux paysages funéraires ou encore à l’évolution des pratiques de jardinage dans les cimetières y trouvent une résonance particulière.
Cette approche permet enfin d’élargir le questionnement à la disparition du vivant non humain : comment penser la mort des plantes, l’extinction d’espèces ou la disparition d’écosystèmes? Peut-on parler de mémoire ou même de deuil face à la perte d’arbres centenaires ou à l’extinction d’espèces?