Un tracteur avec une remorque dans un champ

Plus de 600 bottes de foin pour nourrir nos animaux cet hiver

La fauche de nos prairies extensives permet de concilier préservation de la biodiversité et production d’un fourrage de qualité, essentiel pour nourrir nos animaux durant l’hiver.

Après le 15 juin, nos équipes ont procédé à la fauche d’une prairie extensive située sur les terres de Pregny. Réalisée sur plusieurs jours, cette récolte permettra de constituer une réserve de fourrage destinée à nourrir nos animaux durant l’hiver.

Une prairie gérée en faveur de la biodiversité

Chêne centenaire avec, en arrière plan, un tracteur rouge
Terres de Pregny

Cette prairie extensive est reconnue comme surface de promotion de la biodiversité. Afin de préserver la faune et la flore qui y trouvent refuge, sa fauche ne peut intervenir qu’à partir du 15 juin.

«Pour cette prairie, nous devons attendre cette date afin de permettre aux plantes de terminer leur cycle de développement et à la faune de bénéficier de conditions favorables», explique Daniel Tecklenburg, Responsable du secteur Agriculture et Conservation.

Environ 10 % de la surface est laissée non fauchée afin de constituer une zone refuge. Cette partie de la prairie abrite notamment plusieurs espèces d’orchidées, dont Anacamptis pyramidalis et Ophrys holosericea.
 

Ramassage des bottes de foin
Ramassage

Un travail en cinq étapes

Ramassage des bottes de foin
Ramassage

La récolte du foin s’effectue en six étapes réparties sur plusieurs jours: la fauche, le fanage, l’andainage, le ramassage et le stockage.

«Nous avons commencé à faucher le lundi et finalisé le ramassage et le stockage le mercredi. Les fortes chaleurs ont fait sécher le foin très rapidement, ce qui a un peu modifié notre planning » souligne Daniel Tecklenburg.

La fauche
  • L’herbe est tout d’abord coupée à l’aide d’une faucheuse mécanique
Le fanage
  • L’herbe coupée est ensuite étalée et retournée à plusieurs reprises afin de favoriser son séchage.

« Cette étape est essentielle pour réduire le taux d’humidité du fourrage et éviter toute fermentation », précise Luca Froideveaux, Jardinier dans le secteur Agriculture et Conservation.

L’andainage
  • Une fois suffisamment sec, le foin est regroupé en longues rangées appelées andains, facilitant ainsi sa récolte.
Le pressage 
  • Le foin est pressé en bottes
Le ramassage
  • Le foin est ensuite mis en bottes et ramassé par nos équipes.

«C’est un véritable travail collectif. Il fait souvent très chaud, mais la participation de collègues issus de différents secteurs du Jardin en fait aussi un moment convivial et apprécié. Cette année, nous avons récolté 261 bottes», souligne Alexandrine Mathieu, Jardinière dans le secteur Agriculture et Conservation.

Le stockage
  • Les bottes sont enfin entreposées dans une grange afin d’être conservées dans des conditions optimales jusqu’à l’hiver.
Un tracteur tire une charrette avec des bottes de foin
Ramassage

Vers une quasi-autosuffisance en fourrage

Un mouton en train de manger du foin
Mouton d'Engadine

Ces 261 bottes s’ajoutent aux 380 récoltées lors d’une autre coupe réalisée sur le domaine de Penthes. Selon les conditions météorologiques et la pluviométrie des prochains mois, une nouvelle récolte pourrait encore être effectuée à la fin de l’été.

«Grâce à ces récoltes, nous sommes quasiment autosuffisants pour nourrir nos animaux durant l’hiver. Le foin que nous produisons est en plus de très bonne qualité et, cela va sans dire, 100% bio!», conclut Daniel Tecklenburg.

Ramassage des bottes de foin