Nous participons, en collaboration avec la Fondation ProSpecieRara, à un programme de conservation des races animales suisses menacées, reconnues comme ressources zoogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. Dans ce cadre, nous accueillons des moutons d’Engadine et des moutons de Saas.
Deux fois par an, au printemps et au début de l’automne, ces animaux sont tondus afin de garantir leur bien-être.
Moutons de Saas et d'Engadine
Une tonte indispensable
Domestiqué il y a environ 10’000 ans en Asie mineure, le mouton descend d’un ancêtre sauvage, le mouflon, qui perdait naturellement son pelage. Les races actuelles, sélectionnées pour produire une laine abondante, ne muent plus spontanément. Sans intervention humaine, leur toison continue de pousser, ce qui peut entraîner des problèmes de surchauffe, de parasitisme ou d’infections cutanées.
La tonte constitue ainsi un soin essentiel. Elle permet également d’améliorer le confort et la mobilité des animaux en évitant que la laine ne devienne trop lourde ou souillée. Rapide et sans danger lorsqu’elle est réalisée dans de bonnes conditions, elle s’inscrit dans la responsabilité inhérente à la domestication.
«Nous procédons à la tonte fin avril – afin que nos moutons ne souffrent pas de la chaleur en été – et au début de l’automne, pour garantir une toison adaptée à l’hiver», souligne Daniel Tecklenburg, responsable du secteur Agriculture et Conservation.
Une ressource valorisée localement
La laine issue de la tonte est valorisée de deux manières. La laine brute est utilisée comme paillage pour les plantes du Jardin, contribuant ainsi à la gestion durable des collections vivantes. Une partie est également confiée à l’association Laine En Tout Genre, qui œuvre à la valorisation de la filière laine à Genève.
Cette collaboration permet d’explorer de nouveaux usages à partir de laines issues de races suisses ProSpecieRara : après ouverture des fibres et lavage, la matière est transformée par des artisans et artisanes de la région en feutre, fil ou autres objets, ouvrant la voie à des applications domestiques, vestimentaires ou artistiques.
«Il est important pour nous de valoriser la laine de nos moutons, que ce soit dans la gestion de nos collections vivantes ou en partenariat avec des acteurs locaux» conclut Daniel Tecklenburg.