Photo en noir et blanc du Jardin Botanique aux Bastions aux alentours de 1900 avec vue sur l'orangerie

Histoire

Plongez dans plus de deux siècles de patrimoine botanique et explorez les étapes marquantes qui ont façonné notre institution.

Nous comptons parmi les plus anciens jardins botaniques au monde. Découvrez comment notre institution, nos scientifiques et nos jardiniers et jardinières ont contribué à façonner son histoire et celle de la botanique. 

Des premières collections aux projets les plus récents, chaque période raconte une aventure scientifique, culturelle et humaine. Les archives que nous préservons en sont la mémoire et témoignent de ce parcours scientifique exceptionnel au service de la préservation du vivant. 

Boîtes de l'herbier Burnat conservé au Jardin Botanique de Genève
Herbier Burnat

Un patrimoine botanique de plus de 200 ans

Aux origines : un projet visionnaire

Portrait d'Augustin-Pyramus de Candolle à 44 ans devant le jardin botanique des Bastions
Augustin-Pyramus de Candolle par Pierre-Louis Bouvier |©Société des Arts de Genève

Le Jardin Botanique de Genève naît en 1817 dans le contexte scientifique riche de l’après-Révolution française et des Lumières. Son fondateur, Augustin-Pyramus de Candolle, botaniste visionnaire de renommée internationale et professeur à l’Académie de Genève, imagine un lieu où science, éducation et utilité publique se rejoignent.

Situé au parc des Bastions, on y cultive principalement des plantes agricoles comme de la vigne et des arbres fruitiers. Le lieu abrite une École de botanique, ainsi que deux serres chaudes et une orangerie où sont cultivées des plantes exotiques. Dès 1824, un Conservatoire botanique abrite un herbier, une bibliothèque ainsi qu’une salle permettant l’enseignement de la botanique et de l’art du dessin.

Au tournant du XXe siècle, le jardin devient trop exigu et déménage sur son site actuel, dans un espace plus vaste et propice à son développement. On y installe un nouveau Conservatoire botanique, « la Console », des serres permettant l’acclimatation d’espèces venues des cinq continents et un jardin alpin.

Le saviez-vous ? 

  • Dès ses débuts, le Jardin Botanique de Genève échangeait des graines et des plantes avec d’autres institutions en Europe, Amérique et Asie, ce qui en faisait déjà un acteur international.
  • Durant le XIXème, le jardin est entretenu par un jardinier accompagné de deux apprentis et d’ouvriers payés à la journée.
  • Le déménagement de 1904 fut l’occasion de transplanter certains arbres du site historique, dont le Podocarpus neriifolius que l’on peut encore observer aujourd’hui dans son pot devant le Jardin d’hiver à la belle saison. 

La dynastie scientifique des Candolle

L’histoire du Jardin Botanique de Genève est étroitement liée à la famille de Candolle qui, sur plusieurs générations, a profondément marqué la botanique genevoise et internationale.

Exemplaires du "Prodromus systematis naturalis vegetabilis" conservés à la bibliothèque scientifique du Jardin Botanique de Genève

Prodromus systematis naturalis vegetabilis

Augustin-Pyramus de Candolle (1778–1841) ne se contente pas de décrire les plantes, il pose les bases de leur classification et noue des correspondances avec des savants majeurs de son époque tels que Georges Cuvier, William Jackson Hooker, Alexander von Humboldt ou encore Antoine-Laurent de Jussieu. Il est également à l’origine d’un herbier et d’une bibliothèque botanique exceptionnels. 

En 1824, il s’attelle à réaliser l’inventaire de toutes les espèces de plantes à fleur du globe, un travail colossal qu’il nomme Prodromus systematis naturalis vegetabilis.  

A sa mort en 1841, il laisse sept volumes de cette œuvre monumentale qui sera poursuivie par sa descendance jusqu’en 1873 pour aboutir à 17 volumes conservés dans nos archives et qui recensent quelque 60’000 espèces de plantes à fleur.

Planches de l'herbier de Candolle rangées dans des étagères de l'herbier du Jardin Botanique de Genève
Herbier de Candolle

Son fils, Alphonse de Candolle (1806–1893), lui succède à la direction du Jardin Botanique et poursuit l’œuvre scientifique de son père. Il agrandit les collections et s’intéresse aux liens entre plantes et environnement. Il est également l’un des  premiers à proposer des normes pour les noms des plantes qui donneront naissance au Code international de nomenclature pour les algues, les champignons et les plantes encore en vigueur aujourd’hui.

Son petit-fils, Casimir de Candolle (1836–1918), veille à préserver l’héritage scientifique familial (herbier et bibliothèque) dans la maison familiale située sur la place Saint-Pierre à Genève.

L’œuvre scientifique de la dynastie Candolle (bibliothèque, herbier, manuscrits, correspondances) place le Jardin Botanique de Genève au cœur des débats scientifiques de l’époque autour de la taxonomie, la nomenclature, la classification, les questions d’évolution, la biogéographie et la conservation des plantes.

Le saviez-vous ?

  • A lui seul, Augustin-Pyramus de Candolle a décrit quelque 6’000 nouvelles espèces de plantes!
  • Le souverain pontif des plantes: c’est ainsi qu’Honoré de Balzac appelait Augustin-Pyramus de Candolle, en référence à son travail d’inventaire de toutes les espèces de plantes à fleur du globe.
  • Aujourd’hui encore, nos scientifiques jouent un rôle clé dans la mise à jour du Code international de nomenclature pour les algues, les champignons et les plantes.

Un rayonnement international à la pointe de l’innovation

Au fil des décennies, notre institution devient l’un des pôles majeurs de la recherche botanique. Notre herbier, aujourd’hui riche de plus de 6 millions de spécimens, est l’un des plus importants au monde. Les scientifiques y mènent des études en taxonomie, phylogénie moléculaire, conservation et écologie.

Toujours à l’avant-garde, nous avons notamment été le premier jardin botanique à disposer d’un laboratoire d’analyses génétique, à mettre en place une véritable base de données informatiques dédiée à la gestion de nos collections, et à cultiver nos collections vivantes en bio

Le saviez-vous ?

  • Notre herbier conserve des spécimens de plantes désormais éteintes à l’état sauvage, ce qui en fait une ressource inestimable pour la science et la conservation.
  • La tradition botanique genevoise est inscrite au Patrimoine culturel vivant suisse et constitue l’une des « traditions vivantes suisses ».
  • La certification BioSuisse est l’une des normes les plus exigeantes au monde en matière d’agriculture biologique. 

Un jardin botanique pour toutes et tous

Depuis sa création, le Jardin Botanique de Genève a toujours eu une mission publique. Institution de la Ville de Genève, il est ouvert gratuitement toute l’année et propose un large éventail d’activités autour des pantes et des champignons. 

Le saviez-vous ? 

  • Nous accueillons chaque année près de 700’000 visiteuses et visiteurs.
  • Notre espace médiation accueille le public pour une immersion au cœur du monde des plantes et des champignons avec nos médiateurs et médiatrices scientifiques.

Aujourd’hui et demain

Fort de plus de deux siècles d’histoire, nous continuons d’évoluer dans l’esprit visionnaire des Candolle, fidèles à notre engagement de protéger, comprendre et partager le monde végétal, aujourd’hui et pour les générations futures. 

Vue de l'intérieur du bâtiment La Console

25 dates clés

Depuis plus de deux siècles, le Jardin Botanique de Genève se construit au croisement de la recherche scientifique, de la conservation et de la transmission des savoirs. À travers 25 dates clés, cette frise retrace les moments qui ont façonné notre institution : la création de collections d’envergure internationale, l’essor de la recherche botanique, le développement de nouveaux outils et infrastructures, ainsi que notre engagement constant en faveur de la préservation de la diversité végétale et fongique. 

1817
Le jardin botanique aux Bastions, lithographie de G. Engelmann
Vue du Jardin botanique au Bastions (l’orangerie et le Conservatoire botanique). Lithographie de G. Engelmann, vers 1825
Le jardin botanique aux Bastions, lithographie de G. Engelmann
Fondation du Jardin Botanique

Le Jardin Botanique de Genève voit le jour en 1817 dans le contexte scientifique riche du début du XIXe. Son fondateur, Augustin Pyramus de Candolle, botaniste visionnaire de renommée internationale et professeur à l’Académie de Genève, imagine un lieu où science, éducation et utilité publique se rejoignent.

Le Jardin botanique s’installe ainsi au parc des Bastions. Outre le jardin, le lieu abrite deux serres chaudes et, dès 1824, un Conservatoire botanique comprenant un herbier, une bibliothèque ainsi qu’une salle servant à l’étude de la botanique. On y cultive principalement des plantes agricoles ainsi que des platebandes servant à l’enseignement de la botanique, ce que l’on appelle l’École de botanique. 

1833

Delectus Seminum Horti Genevensis

Page du premier catalogue de graines connu du Jardin Botanique de Genève, datant de 1833

Delectus Seminum Horti Genevensis

Delectus Seminum Horti Genevensis

Depuis des siècles, les jardins botaniques du monde entier échangent des graines afin d’enrichir et diversifier leurs collections et préserver la diversité végétale. Leur outil ? Un Index Seminum, terme latin qui signifie index ou catalogue de graines.

Notre premier Index Seminum connu à ce jour porte le titre Choix de graines recueillies au Jardin botanique de Genève pendant l’année 1833 et offertes en échange aux correspondants de cet établissement.

1867
Lois de la Nomenclature botanique
Page de garde d'une exemplaire des Lois de la Nomenclature botanique
Lois de la Nomenclature botanique
Premières règles de dénomination scientifique des plantes

Alphonse de Candolle, botaniste comme son père Augustin-Pyramus, a été l’un des premiers à établir un ensemble de règles afin de guider les pratiques de dénomination scientifique des plantes. Ses Lois de la Nomenclature botanique ont été présentées et approuvées lors de la 4ème édition du Congrès international de botanique à Paris en 1867.

Cela donne naissance en 1900 au premier Code international de nomenclature pour les algues, les champignons et les plantes. Remis à jour régulièrement par la communauté des botanistes et mycologues, ce code fait office encore aujourd’hui de référence pour la nomenclature des espèces végétales et fongiques. Comme Alphonse de Candolle à l’époque, nos scientifiques jouent toujours un rôle prépondérant dans sa mise à jour.

1869

Arnica piloselloides (herbier Delessert)

Échantillon type (indiqué par une étiquette rouge) de l'herbier Delessert (Arnica piloselloides) avec un dscription de la plante pressée

Arnica piloselloides (herbier Delessert)

Naissance d’une collection internationale

Bien que l›herbier de Genève voit le jour en 1823 avec le don de l’herbier von Haller, fils du grand botaniste bernois Albrecht von Haller, c’est en 1869 qu’il acquiert une véritable stature internationale avec le legs de l’herbier de Benjamin Delessert et ses plus de 300’000 spécimens du monde entier qui représentent, à l’époque, plus de 90% des espèces de plantes connues.

1897

Annuaire du Conservatoire et du Jardin botaniques de Genève

Page de garde de Annuaire du Conservatoire et du Jardin botaniques de Genève, 1897

Annuaire du Conservatoire et du Jardin botaniques de Genève

Premier périodique scientifique

Notre premier périodique scientifique est lancé en 1897 par le directeur de l’époque John Briquet sous le nom d’Annuaire du Conservatoire et du Jardin botanique de Genève. Il change de nom en 1923 pour devenir Candollea, en l’honneur de la dynastie Candolle. Un second périodique monographique, Boissiera, voit le jour en 1936.

Ces deux périodiques sont encore publiés aujourd’hui et reconnus mondialement pour leur valeur scientifique. 

1904
Jardiniers dans les rocailles, 1929
Photo en noir et blanc des jardiniers dans le secteur des rocailles aux alentours de 1929
Jardiniers dans les rocailles, 1929
Déménagement

Trop à l’étroit au parc des Bastions, nous déménageons sur notre site actuel au bord du lac, afin de bénéficier d’un espace plus vaste et d’un bâtiment – le nouveau Conservatoire botanique appelé « La Console » – pouvant héberger nos collections. Le jardin alpin (les rocailles), est créé cette même année par l’architecte paysagiste Jules Allemand.

Le jardin connaîtra par la suite plusieurs agrandissements avec notamment l’acquisition de la campagne Duval (1954), de la Terre de Pregny (1976) – qui donne le jour à la roseraie – puis des serres de Pregny (années 1980) pour nos collections d’agrumes et de succulentes. 

1911
Déplacement et reconstruction du jardin d’hiver
Photo en noir et blanc montrant le déplacement et la reconstruction du jardin d’hiver à son emplacement actuel, avec les structure métalliques de la serre et un homme devant celle-ci
Déplacement et reconstruction du jardin d’hiver
Un climat contrôlé pour les plantes tropicales

Le jardin d’hiver est la plus ancienne de nos serres, construite en 1911 puis déplacée en 1935 pour la construction de l’avenue de la Paix en lien avec la création du Palais des Nations. Elle a été entièrement rénovée en 1998.

Cinq autres serres seront construites par la suite: la serre tempérée en 1986 puis la serre tropicale, la serre des gesnériacéées, la serre des broméliacées et la serre volcanique 1987.

1920
Émile Burnat
Photo portrait en noir et blanc d'Émile Burnat, habillé d'une veste noire et chemise blanche, avec une barbe et des cheveux gris
|©Émile Burnat
Les collections d’Émile Burnat

Élève d’Alphonse de Candolle, le botaniste suisse Émile Burnat fait don de son grand herbier riche de 220’000 spécimens et de sa précieuse bibliothèque. Son herbier se concentre sur la flore européenne et méditerranéenne, notamment les Alpes maritimes et la Corse.

Pour accueillir cette immense collection, Émile Burnat finance l’agrandissement du bâtiment «La Console».

1921

Ophrys pseudospeculum

Planche d'herbier d'une fleur séchée avec ses étiquettes, dont  avec une étiquette rouge sur laquelle est marqué "typus"

Ophrys pseudospeculum

L’herbier et la bibliothèque des Candolle rejoignent nos collections

Constitué dès 1794 par Augustin-Pyramus de Candolle et enrichi par ses descendants, l’herbier de Candolle s’est imposé comme une référence scientifique internationale. Rassemblant quelques 400’000 spécimens, il comprend un nombre remarquable de types nomenclaturaux, dont les spécimens ayant servi à la rédaction des 17 volumes du Prodromus systematis naturalis regni vegetabilis

1958
Lettre d’Edmond Boissier à William Barbey
Lettre manuscrite
Lettre d’Edmond Boissier à William Barbey
Les Collections Boissier

Les Collections Boissier contenant une riche bibliothèque, l’herbier d’Emond Boissier, de son gendre William Barbey et de Georges François Reuter rejoignent nos collections. Elles contiennent notamment les quelques 110’000 spécimens qui ont permis à Edmond Boissier la compilation de son célèbre ouvrage Flora Orientalis, couvrant une large aire géographique qui s’étend de la Grèce à l’Afghanistan.

La riche bibliothèque Boissier complète celle de Burnat et Candolle pour en faire une bibliothèque botanique internationalement reconnue.

1967
Vue d'époque des nouveaux bâtiments de l'herbier et de la bibliothèque scientifique
Vue d'époque des nouveaux bâtiments de l'herbier et de la bibliothèque
Vue d'époque des nouveaux bâtiments de l'herbier et de la bibliothèque scientifique
Construction de nouveaux bâtiments pour l’herbier et la bibliothèque

La renommée internationale de nos collections – herbier et bibliothèque scientifique – pousse de nombreux botanistes à déposer leurs collections à Genève. Le bâtiment «La Console» n’ayant plus la capacité d’accueillir ces dons, de nouveaux bâtiments, conçus par l’architecte Jean-Marc Lamunière et répondant aux exigences de protection des biens culturels, sont construits entre 1967 et 1974. Ils seront agrandis et rénovés entre 2013 et 2015. 

1990
Extraction d'ADN
Préparation d'un tissus afin d'en extraire l'ADN dans le laboratoire de phylogénie et génétique moléculaire (le PhyloLab) du Jardin Botanique de Genève
Extraction d'ADN
Un laboratoire de biologie moléculaire

Avec l’essor de la biologie moléculaire, outil indispensable pour comprendre l’histoire évolutive des plantes et des champignons et pour expliquer l’origine de leur extraordinaire diversité, nous sommes un des premiers jardins botaniques à créer un laboratoire de biologie moléculaire.

Depuis, notre laboratoire a permis de répondre à de nombreuses questions sur l’évolution de certaines espèces, d’en décrire de nouvelles, ou encore de quantifier la diversité génétique des populations d’une même espèce pour ensuite mieux les protéger. 

1993
Scientifique à Madagascar
Un scientifique du Jardin Botanique de Genève examine une espèce de Sapotacée à Madagascar avec une loupe
Scientifique à Madagascar
Début de notre recherche à Madagascar

L’île de Madagascar est un véritable point chaud de la biodiversité, avec un endémisme exceptionnel et une diversité incroyable.

Depuis notre premier projet initié en 1993 avec des partenaires locaux, notre recherche – toujours en cours aujourd’hui via différents projets – a débouché sur la création de quatre aires protégées: Loky-Manambato (250’000 ha), Ampasindava (92’000 ha), Galoka-Kalabinono (75’000 ha) et Beanka (17’000 ha). Cette mise en protection a permis de préserver des forêts qui étaient vouées à une destruction à court terme ainsi que la reforestation ou l’enrichissement forestier d’importants périmètres.

Ces mêmes projets ont également formé plusieurs botanistes malgaches qui occupent aujourd’hui des postes clés dans la gestion de l’environnement au sein de ministères, institutions de recherche, ONG environnementales ou dans le secteur privé.

1994

Androsace helvetica

Photo d'Androsace helvetica prise à Sanetsch dans le canton du Valais en Suisse

Androsace helvetica

Un centre de référence pour la flore suisse

Le Centre du Réseau Suisse de Floristique devenu Info Flora en 2011 est créé sous l’impulsion de notre institution par la Ville de Genève, Pro Natura, la Société Botanique Suisse et l›Académie Suisse des Sciences Naturelles. Ce centre de compétence en matière d’informations sur les plantes sauvages de Suisse est un acteur incontournable sur les questions de protection des plantes sauvages indigènes ainsi que de lutte contre les néophytes envahissantes.

L’antenne romande ainsi que le siège de la fondation sont aujourd’hui hébergés au Jardin Botanique de Genève. 

2001
Lots de graines, conservés dans des tubes placés dans des bocaux, dans la banque de semences du Jardin Botanique de Genève
Une banque un peu spéciale

Créée en 2001, notre banque de semences conserve à –20°C et 15 % d’humidité relative les graines des espèces sauvages menacées de Suisse. Parmi elles, des espèces sauvages apparentées à des plantes cultivées (Crop Wild Relatives) ainsi que des espèces considérées comme éteintes dans la nature.

2004
Numérisation
Une technicienne d'herbier en train de numériser une planche d'herbier
Numérisation
Début de la numérisation de notre herbier

Nous procédons depuis plus de 20 ans à une numérisation ciblée de notre herbier, un travail qui a débuté avec le soutien de la Andrew Mellon Foundation et a permis la numérisation de la plupart de nos collections historiques.

Cette numérisation continue aujourd’hui avec une priorité pour nos spécimens types ainsi que via des projets spécifiques.

2006
Réserve de Lamto (Côte d'Ivoire)
Paysage de savane africaine avec de la végétation basse au premier plan et quelques palmiers qui s'élèvent au second plan
Réserve de Lamto (Côte d'Ivoire)
Les plantes à fleurs d’Afrique ont leur base de données

L’African Plant Database répertorie l’ensemble des espèces de plantes à fleurs, de fougères et de conifères connues aujourd’hui sur le continent africain et à Madagascar. Mise à jour quotidiennement, cette base de données unique et en libre accès constitue un outil de référence essentiel pour la recherche botanique ainsi que pour les projets portant sur la préservation de la biodiversité dans cette région.

2010

Blackstonia acuminata

Mesure d'une fleur jaune de l'espèce Blackstonia acuminata avec un mètre souple

Blackstonia acuminata

Préserver la diversité végétale de Genève

Une convention entre la République et Canton de Genève et la Ville de Genève acte en 2010 la mise en place d’une collaboration entre le Jardin Botanique de Genève et l’office cantonal en charge de la protection de la nature afin de mettre en œuvre le programme cantonal de conservation de la flore. Dans ce cadre, nous apportons notre expertise scientifique à la gestion et à la préservation de la biodiversité végétale à Genève.

2017
Les rocailles
Vue sur le secteur des rocailles du Jardin Botanique de Genève avec la cascade
Les rocailles
Un Jardin 100% bio

Nos collections vivantes sont cultivées par nos jardinières et jardiniers en bio depuis 2017 avec la certification BioSuisse, l’une des normes les plus exigeantes au monde en matière d’agriculture biologique.

Cette réussite est le fruit de nombreuses années d’études, d’expérimentations et d’adaptations menées par nos équipes et leur capacité à innover et repenser notre métier. 

2020
Manuscrit inédit d'Alphonse de Candolle
Texte manuscrit d'Alphonse de Candolle
Manuscrit inédit d'Alphonse de Candolle
Nos archives sont accessibles en ligne

Nos archives conservent un ensemble patrimonial d’une valeur scientifique et historique exceptionnelle qui retracent plus de deux siècles de recherche et d’histoire botanique, à Genève comme à l’international.

Un site dédié, lancé en 2020, permet de consulter les fonds inventoriés de ce patrimoine unique. Les archives contiennent notamment des manuscrits, de la correspondance, des autographes et des documents iconographiques.  

2020
Botalista
Page d'accueil du portail Botalista
|©Botalista
Un logiciel et une association au service des jardins botaniques

Dès les années 1990, nous sommes un des premiers jardins botaniques à développer une base de données informatique dédiée à la gestion des collections, tant pour l’herbier que pour les collections vivantes. Cet outil s’est continuellement perfectionné jusqu’à aboutir à la création du progiciel botalista.software

Afin d’en permettre l’usage par d’autres jardins botaniques, la Ville de Genève en transfère les droits d’exploitation à une structure dédiée: l’Association Botalista. Aujourd’hui, cet outil est utilisé par de nombreux jardins et instituts botaniques en Belgique, en France et en Suisse. Il leur offre un cadre fiable pour la gestion, la traçabilité et la conservation de leurs collections, tout en facilitant les échanges d’informations.

2023
Espace médiation
Microscopes dans l'espace médiation du Jardin Botanique de Genève
Espace médiation
Un lieu dédié à l’accueil du public

Nous créons en 2023 un lieu novateur et unique permettant d’échanger avec le public autour du monde fascinant des plantes et des champignons.

Quatre après-midis par semaine, nos médiateurs et médiatrices scientifiques proposent, à notre espace médiation, une plongée dans l’univers des plantes et des champignons : observation de cellules végétales au microscope, confection de planches d’herbier et échanges avec le public autour de nos collections et recherches. 

2023
Bulle d'anoxie
Bulle d'anoxie mise en place dans le cadre de la lutte contre le lasioderme du tabac
|©Bulle d'anoxie
Nous maîtrisons une infestation majeure dans notre herbier

En 2022, le lasioderme du tabac (Lasioderma serricorne) a infesté une partie de notre herbier, touchant près de 730’000 spécimens – principalement au sein de la vaste collection des Astéracées (Asteraceae), l’une des familles les plus vulnérables aux insectes ravageurs. Cette menace, qui concerne les herbiers du monde entier, mettait en péril des échantillons parfois uniques, essentiels à la recherche taxonomique et à la conservation.

Pour éradiquer l’insecte, nous avons mobilisé un dispositif collectif inédit associant équipes internes et protection civile. Tous les spécimens concernés ont été traités par anoxie dynamique, une méthode écologique réduisant l’oxygène à moins de 0,1 %, complétée par la décontamination thermique des salles. Cette opération d’envergure a permis une élimination complète du ravageur.

2024
Lettre de Pierre-Joseph Redouté à Augustin-Pyramus De Candolle
Lettre manuscrite de Pierre-Joseph Redouté à Augustin-Pyramus De Candolle
Lettre de Pierre-Joseph Redouté à Augustin-Pyramus De Candolle
Numérisation de la correspondance des Candolle

La numérisation de la correspondance des botanistes Augustin-Pyramus et Alphonse de Candolle – répartie entre nos archives et celles de la famille Candolle – représente une avancée majeure pour la préservation et l’accessibilité de ce patrimoine exceptionnel.

Au total, quelque 16’000 lettres échangées avec plus de 2’500 correspondants de 30 nationalités et horizons divers – botanistes, savants, célébrités ou hommes politiques – offrent un témoignage unique sur l’évolution de la botanique au XIXème siècle. La mise en ligne de ce corpus sur notre site des archives en fait une ressource clé pour les botanistes et les historiens, tout en préservant ces documents fragiles d’une valeur inestimable.

2024
Une laborantine sort des échantillons d'ADN d'un congélateur où ils sont conservés  à une température de -80 °C. Ces échantillons font partie de la banque d'ADN et de tissus du Jardin Botanique de Genève
Création de notre banque d’ADN et de tissus

Notre banque d’ADN et de tissus stocke et préserve le matériel génétique de plantes et champignons, obtenus à partir de spécimens d’herbier ou de collectes réalisées en nature dans le cadre de nos projets de recherche.

Elle abrite aujourd’hui plus de 4’000 échantillons d’ADN conservés à une température de -80 °C et plus de 6’000 échantillons de tissus séchés et stockés à faible humidité sur gel de silice. 

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