Notre engagement envers une gestion stratégique de ces collections revêt une importance accrue : que plante-t-on, quels défis devons-nous relever, quelles sont nos priorités et pourquoi?
C’est précisément à ces questions que notre Politique de gestion des collections vivantes (2024-2034) répond, en fixant un cap pour les dix prochaines années, tout en nous permettant de suivre l’évolution de nos collections dans le temps.
Focus sur 40 collections
Quarante collections prioritaires, représentant 85% des spécimens cultivés dans notre jardin – dont de nombreuses espèces rares, menacées et endémiques –, sont au cœur de cette nouvelle stratégie et font, chacune, l’objet d’une fiche détaillée.
Plusieurs points forts ressortent de cette nouvelle stratégie : l’importance du lien avec la recherche, le besoin d’adaptation pour faire face au changement climatique, ainsi que le rôle de nos collections vivantes dans notre travail de sensibilisation à la préservation de la diversité végétale et de conservation d’espèces menacées.
«Nos priorités pour les dix prochaines années comprennent notamment la continuation de notre implication dans la conservation d’espèces menacées, l’adaptation de nos collections au changement climatique, ainsi que le renforcement des liens entre nos collections vivantes et notre recherche scientifique.»
Nicolas Freyre, Jardinier chef
Une vision plus large
Cette nouvelle stratégie s’inscrit dans une initiative visant à intégrer nos collections vivantes dans un réseau de jardins botaniques suisses et francophones afin d’éviter que deux institutions géographiquement proches se concentrent sur la même famille de plantes.
Un défi global
Une récente étude dans Nature Ecology & Evolution – basée sur l’analyse de plus de 2 millions de données issues de jardins botaniques du monde entier dont le nôtre – alerte sur le manque d’espace et de moyens à disposition pour protéger les plantes menacées.
L’étude montre en effet que la plupart des collections vivantes des jardins botaniques stagnent ou diminuent en raison de capacités de stockage limitées et de contraintes externes comme la législation internationale en matière de biodiversité.
Avec notre stratégie et notre approche intégrée au niveau suisse et francophone, nous prenons les devants pour que nos collections restent un bastion de biodiversité, aujourd’hui et pour les générations futures.